Bettina Rheims
Biographie
fonds
La photographe française Bettina Rheims (née en 1952) a fait don en 2021 de ses archives à l’Institut pour la photographie qui constituent un important corpus représentatif de la création photographique des années 1980 à 2017.
Dépassant les 300 000 phototypes, le fonds de Bettina Rheims est particulièrement bien référencé et ordonné.
Il comprend l’ensemble de ses tirages ainsi que les négatifs, planches-contacts, polaroids, fiches techniques de prises de vue, notes manuscrites… Accompagnant les images, le don de ses archives papier permet de documenter l’activité et les projets de la photographe. Sa bibliothèque professionnelle ainsi que les publications liées aux œuvres font également partie du fonds. En lien avec cette donation, l’Institut pour la photographie conçoit des projets de transmission et de valorisation en collaboration avec Bettina Rheims qui souhaite partager son expérience et son histoire.
Photographe de renommée internationale, elle se distingue par ses mises en scène élaborées qui révèlent son sens de la perfection et son intérêt pour la narration et le trouble. Pendant plusieurs décennies, elle enchaîne les commandes : campagnes pour la mode et la publicité, portraits de célébrités (Charlotte Rampling, Catherine Deneuve, Madonna, Monica Bellucci…), et elle collabore avec des magazines internationaux. Parallèlement, elle développe une œuvre personnelle qui questionne la société contemporaine.
Ses séries sont le fruit de projets murement réfléchis, incluant parfois une production très importante. Bettina Rheims photographie majoritairement en intérieur, en particulier dans son studio parisien, où se croisent une multitude de métiers autour du shooting photo. C’est là qu’elle imagine des histoires insolites, qu’elle valide ses tirages, qu’elle construit ses projets. Le livre de photographie occupe une part importante dans l’œuvre de Bettina Rheims car il constitue le rendu final de chaque série qui représente ainsi un véritable travail de narration et de mise en page.
L’œuvre de Bettina Rheims est présente dans de nombreuses collections publiques en France et à l’étranger. Son travail a été exposé dans de prestigieux musées d’art contemporain. Sa rétrospective à la Maison Européenne de la Photographie à Paris en 2016 a accueilli plus de 60 000 visiteurs.
En 1982, Bettina Rheims est attirée par les animaux empaillés de la vitrine du taxidermiste parisien Deyrolle. Sortant de ses modèles habituels, elle commence une série de portraits animaliers. En cherchant à capter l’éclat dans leur regard, elle les fait paraître vivants, semant la confusion pour le regardeur.
Cette série est construite a posteriori à partir des premières photographies de femmes prises au début des années 1980. Connues ou inconnues, en noir et blanc ou en couleur, Bettina Rheims choisit de les regrouper dans un livre, première rétrospective de son regard sur le féminin.
Dès la fin des années 1980, Bettina Rheims s’intéresse à la question du genre et du trouble qui l’entoure. Pendant un an elle part à la quête de ses modèles dans les rues de Londres et de Paris. Elle cherche à fixer ce moment fugitif où les parts de masculin et de féminin se révèlent dans le même temps.
Lors du casting de Modern Lovers, Bettina Rheims rencontre Kim Harlow, danseuse et meneuse de revue de cabaret. De leur amitié naît, en janvier 1991, un récit photographique explorant la question de la transidentité. Un texte de Kim Harlow accompagne ces images dans le livre Kim (1994), témoignage rare dans le contexte des années sida.
Première série majeure en couleur de la photographe, Chambre Close met en scène des femmes rencontrées au hasard par Bettina suivant le même protocole : se mettre (à) nues devant son objectif dans une chambres d’hôtel à bas prix et au papier peint à motifs.
En février 1992, Bettina Rheims accompagne le réalisateur Serge Moati sur le tournage de son documentaire Aveugle où elle réalise le portrait des personnes aveugles et déficientes visuelles interviewées. Née d’une décision spontanée, cette série constitue l’unique reportage social au sein de sa carrière.
Inspirée du baroque et de la peinture Renaissance, I.N.R.I. propose une relecture de l’iconographie évangélique. En collaboration avec Serge Bramly, la photographe propose un récit en image de la vie de Jésus, transposé à notre époque.
En 2002, Bettina Rheims et Serge Bramly effectuent deux voyages à Shanghaï. Ils en livrent une double vision où dialoguent l’écriture et l’image : instantanés de la ville et portraits de femmes dans leur diversité de vie et de métier.
Les Héroïnes sont des femmes dont la rencontre a marqué la photographe. Habillées par le créateur Jean Colonna, elles arborent une beauté naturelle décalée. La photographe met en avant toutes les petites imperfections liées au corps et en particulier de la peau, exposant une certaine fragilité.
Rose, c’est Paris est une quête initiatique, décrite dans l’objectif de Bettina Rheims au fil d’une fiction conçue avec Serge Bramly. Les deux auteurs ont imaginé ensemble des scènes, comme une série de tableaux vivants, inspirées de l’univers littéraire et artistique du Paris des années 30.
Vingt ans après sa série Modern Lovers et en plein contexte de manifestations contre le mariage gay, Bettina Rheims livre un portrait sans artifices de ceux qui « ont eu le courage de questionner leur identité », en collaboration avec Jean Colonna et Frederic Sanchez (œuvre sonore).
Pour Détenues, Bettina Rheims se confronte à des femmes incarcérées et restitue par la photographie leur individualité. Encouragée par Robert Badinter, la photographe a réalisé une série de cinquante portraits de femmes emprisonnées au sein de quatre établissements pénitentiaires français.
Cette série est réalisée à Londres, autre ville d’inspiration pour Bettina Rheims. Elle met en scène des « It girls » actrices, mannequins, DJs… Jouant avec elles au milieu de décors et costumes excentriques, avec la collaboration de Vivienne Westwood.
Dans cette série réalisée avec les Femen, activistes féministes, Bettina Rheims met en scène ces femmes dont le corps performatif devient support de leur militantisme.
1982, Paris
En 1982, Bettina Rheims est attirée par les animaux empaillés de la vitrine du taxidermiste parisien Deyrolle. Sortant de ses modèles habituels, elle commence une série de portraits animaliers. En cherchant à capter l’éclat dans leur regard, elle les fait paraître vivants, semant la confusion pour le regardeur.
1989, Paris
Cette série est construite a posteriori à partir des premières photographies de femmes prises au début des années 1980. Connues ou inconnues, en noir et blanc ou en couleur, Bettina Rheims choisit de les regrouper dans un livre, première rétrospective de son regard sur le féminin.
1989, Paris, Londres
Dès la fin des années 1980, Bettina Rheims s’intéresse à la question du genre et du trouble qui l’entoure. Pendant un an elle part à la quête de ses modèles dans les rues de Londres et de Paris. Elle cherche à fixer ce moment fugitif où les parts de masculin et de féminin se révèlent dans le même temps.
1991, Paris
Lors du casting de Modern Lovers, Bettina Rheims rencontre Kim Harlow, danseuse et meneuse de revue de cabaret. De leur amitié naît, en janvier 1991, un récit photographique explorant la question de la transidentité. Un texte de Kim Harlow accompagne ces images dans le livre Kim (1994), témoignage rare dans le contexte des années sida.
1991, Paris
Première série majeure en couleur de la photographe, Chambre Close met en scène des femmes rencontrées au hasard par Bettina suivant le même protocole : se mettre (à) nues devant son objectif dans une chambres d’hôtel à bas prix et au papier peint à motifs.
1992, France
En février 1992, Bettina Rheims accompagne le réalisateur Serge Moati sur le tournage de son documentaire Aveugle où elle réalise le portrait des personnes aveugles et déficientes visuelles interviewées. Née d’une décision spontanée, cette série constitue l’unique reportage social au sein de sa carrière.
1997, Ville Evrard, Majorque
Inspirée du baroque et de la peinture Renaissance, I.N.R.I. propose une relecture de l’iconographie évangélique. En collaboration avec Serge Bramly, la photographe propose un récit en image de la vie de Jésus, transposé à notre époque.
2002, Shanghaï
En 2002, Bettina Rheims et Serge Bramly effectuent deux voyages à Shanghaï. Ils en livrent une double vision où dialoguent l’écriture et l’image : instantanés de la ville et portraits de femmes dans leur diversité de vie et de métier.
2005, Paris
Les Héroïnes sont des femmes dont la rencontre a marqué la photographe. Habillées par le créateur Jean Colonna, elles arborent une beauté naturelle décalée. La photographe met en avant toutes les petites imperfections liées au corps et en particulier de la peau, exposant une certaine fragilité.
2008-2009, Paris
Rose, c’est Paris est une quête initiatique, décrite dans l’objectif de Bettina Rheims au fil d’une fiction conçue avec Serge Bramly. Les deux auteurs ont imaginé ensemble des scènes, comme une série de tableaux vivants, inspirées de l’univers littéraire et artistique du Paris des années 30.
2011, Paris
Vingt ans après sa série Modern Lovers et en plein contexte de manifestations contre le mariage gay, Bettina Rheims livre un portrait sans artifices de ceux qui « ont eu le courage de questionner leur identité », en collaboration avec Jean Colonna et Frederic Sanchez (œuvre sonore).
2014, Roanne, Poitiers, Vivonne
Pour Détenues, Bettina Rheims se confronte à des femmes incarcérées et restitue par la photographie leur individualité. Encouragée par Robert Badinter, la photographe a réalisé une série de cinquante portraits de femmes emprisonnées au sein de quatre établissements pénitentiaires français.
2013, Londres
Cette série est réalisée à Londres, autre ville d’inspiration pour Bettina Rheims. Elle met en scène des « It girls » actrices, mannequins, DJs… Jouant avec elles au milieu de décors et costumes excentriques, avec la collaboration de Vivienne Westwood.
2017, Paris
Dans cette série réalisée avec les Femen, activistes féministes, Bettina Rheims met en scène ces femmes dont le corps performatif devient support de leur militantisme.