Bettina Rheims

Photographe

Née en 1952 à Neuilly-sur-Seine, Bettina Rheims se passionne très tôt pour la photographie, s’initiant au tirage en chambre noire dès l’adolescence. 

Par la suite elle se forme avec des photographes tels que le reporter Walter Carone. Elle débute sa carrière de photographe professionnelle en 1978 à l’âge de 26 ans, après avoir été mannequin et journaliste.  

Elle effectue ses premiers portraits de personnalités et ses premières commandes de mode et de publicité. En 1980, elle suit des stripteaseuses foraines à Pigalle et des acrobates. Ces séries feront l’objet de deux expositions personnelles en 1981 au Centre Pompidou et à la galerie Texbraun à Paris. En 1982, elle débute sa série Animal, portraits en noir et blanc d’animaux empaillés du magasin Deyrolle, à Paris.  

En parallèle de ses commandes pour des magazines, des affiches de film et des pochettes de disque, elle développe son travail personnel. Elle y questionne la féminité, le genre et l’identité avec les séries Female Trouble (1989), Kim (1990) et Modern Lovers (1990). Cette période est aussi celle de la collaboration avec le romancier Serge Bramly pour Chambre Close (1990-1992), première série en couleur majeure dans l’œuvre de Bettina Rheims. Ce travail à deux se poursuivra pour I.N.R.I. (1998) et Rose, c’est Paris (2010) qui assureront à la photographe une renommée internationale. La narration joue un rôle important et fait partie intégrante de leur œuvre, plongeant le spectateur dans un univers tout en lui laissant créer sa propre interprétation.  

Dans un tout autre registre, elle réalise le portrait présidentiel de Jacques Chirac (1995). Elle recevra des mains de ce dernier la Légion d’honneur en 2007. 

Durant les années 2000, Bettina Rheims aborde de nouveau la question du genre, fil rouge d’une grande partie de son travail, avec les corps androgynes de Gender Studies (2011). Cette période est aussi marquée par trois voyages à Shanghai avec Serge Bramly, où elle met en scène des femmes partagées entre une société en pleine mutation et la culture traditionnelle du pays (série Shanghai, 2003).  

Au cours des années 2010, encouragée par Robert Badinter, elle découvre les conditions d’incarcération des femmes en France et produit la série Détenues (2014) composée de cinquante portraits de femmes en prison. Plus récemment, elle explore la question du corps féminin comme outil politique et immortalise les Femen avec la série Naked War (2017).  

En 2021, avec la donation de son fonds à l’Institut pour la photographie, elle quitte son studio parisien où elle aura travaillé pendant près de quarante ans. Afin de garder une trace de ce lieu unique, un projet de Visite Virtuelle permet aujourd’hui de découvrir le studio de la photographe. 

Expositions passées

Détenues

une exposition de Bettina Rheims

Exposition

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Festival Images Vevey

3 sept. → 25 sept. 2022

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Fonds