Agnès Varda

Photographe, cinéaste et artiste plasticienne

Née à Ixelles en 1928, Agnès Varda a eu trois vies : photographe, cinéaste et artiste plasticienne. Elle grandit entre Bruxelles et les plages belges jusqu’au 10 mai 1940 où sa famille se voit obligée de fuir l’armée allemande. La famille s'installe à Sète, vivant sur un bateau amarré à quai.

En 1943, la famille rejoint Paris et Agnès Varda étudie la philosophie à la Sorbonne et l’histoire de l’art à l’École du Louvre. En 1949, elle obtient son CAP de photographe après avoir suivi les cours du soir de l’École de Vaugirard. En 1951, son père lui achète d’anciennes boutiques vétustes rue Daguerre dans le XIVème arrondissement qui deviendront sa maison, son studio et son laboratoire. Elle photographie notamment Brassaï, Calder, Dali, Louis Aragon, Elsa Triolet et Fellini. 

Dès 1948, Jean Vilar lui offre un emploi de photographe au Festival d’Avignon, elle l'accompagnera jusqu’en 1960. Elle suit aussi le Théâtre National Populaire de 1951 à 1961, livrant une vision complète de son activité, des dispositifs scéniques, maquettes et portraits d’acteurs jusqu’aux prises de vue lors des répétitions et spectacles. En tant que photographe indépendante, Agnès Varda collabore avec les Galeries Lafayette, la Société nationale des chemins de fer français et réalise différents reportages pour des revues comme Réalités

En parallèle, Agnès Varda réalise ses premiers films et documentaires, – La Pointe-Courte (1954), L’Opéra-Mouffe (1958) et Cléo de 5 à 7 (1961) -, et entame ainsi sa deuxième vie, apportant un souffle de liberté au cinéma français. 

Lors de ses voyages à Cuba, ou encore aux États-Unis, l’artiste photographe utilise l’image comme document, représentant aussi bien Fidel Castro que l’euphorie de danseur(-euse)s (Salut les Cubains!, 1962-1963), ou encore des militant(e)s révolté(e)s (Black Panthers, 1968). Ses reportages photographiques s’étendent à la Chine, à l’Allemagne et au Portugal. À partir des années 1960, son activité de photographe laisse progressivement place à sa carrière de cinéaste qui est récompensée par un Oscar d’Honneur en 2017. 

Elle exploite de nouveau le médium photographique au cours des années 2000, notamment pour une exposition à la Fondation Cartier intitulée L’Ile et Elle. Durant cette période, elle développe une création plastique à travers des installations. En 2015, elle rencontre le photographe JR avec lequel elle réalise le film Visages Villages (2017). 

Son propos documentaire ne se détache pas d’une poésie naturelle. Ses activités de photographe, de cinéaste et d’artiste visuelle lui ont donné la possibilité de créer inlassablement, de représenter ce qui l’entoure à la fois avec sérieux et imagination. 

Expositions passées

L’Italie d’Agnès Varda

dans le cadre de l'exposition Agnès Varda, de-ci de-là, Paris-Rome

Exposition

-

Villa Médicis, Rome

25 fév. → 25 mai

Image

My First Life (Expo 54)

présentation du travail d'Agnès Varda

Exposition

-

Finnish Museum of Photography, Helsinki

13 mai → 28 août 2022

Image

Fonds