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Le 30 octobre 2019
Un glossaire d’après Bertrand Lavédrine, [re]Connaître et conserver les photographies anciennes publié aux Éditions du Comité des travaux historiques et scientifiques, Paris, 2007.
Procédé photographique popularisé par James Ambrose Cutting en 1854. L’ambrotype est un négatif sur plaque de verre présentant des tonalités blanchâtres. Présenté sur un fond noir, l’image apparaît positive.
Marque commerciale des premiers papiers à émulsion fabriqués en 1884 par la société Liesegang à Düsseldorf. Ce nom s’est imposé pour désigner les papiers à noircissement direct à la gélatine (papier citrate) ou au collodion (papier celloïdine).
Procédé de photographies en couleurs. Commercialisée en 1907 par les Frères Lumière, la plaque autochrome est une diapositive constituée d’une couche de fécules de pomme de terre teintées en violet, orangé et vert, recouverte d’une émulsion noir et blanc. Les grains d’argent masquent plus ou moins certaines fécules colorées et les couleurs sont ainsi restituées par synthèse additive. Entre 1929 et 1955, la société Lumière décline une version de sa plaque autochrome sur des supports souples : les plans-films (Filmcolor 1929-1954) puis les bobines films (Lumicolor 1931-1952).
Procédé photographique fondé sur la sensibilité de certains complexes du fer qui se transforment sous l’action de la lumière en composés colorés. La photographie obtenue est bleue. Ce procédé conçu par John Herschel en 1842, est peu coûteux et facile à réaliser.
Procédé de photographie en vogue entre 1839 et 1855. L’image est unique et réalisée sur une plaque de cuivre recouverte d’une couche d’argent.
Photographie positive que l’on observe par transparence ou projection. Réalisée depuis les années 1850 avec des plaques photographiques à l’albumine, au collodion ou à la gélatine, elles sont utilisées comme vues de lanterne magique pour la projection. Le mot diapositive est étroitement lié à la technique des films couleur chromogènes, et notamment le Kodachrome à partir de 1936. Son utilisation est extrêmement populaire auprès des photographes amateurs dans les années 1950-1960, sous le format 24 x 36 mm.
Image photographique positive obtenue par le procédé au collodion humide sur un support de tôle noircie.
Procédé de reproduction photomécanique introduit par W.B. Woodbury en 1864. L’image, constituée d’un mélange de gélatine et de noir de carbone est produite à l’aide d’une matrice de plomb.
Copie par contact de l’ensemble des images présentes sur un film de petit ou moyen format. Dans l’éventualité où cette opération est réalisée par agrandissement, il est préférable d’employer le terme « planche de lecture agrandie ».
En 1947, le physicien Edwin Herbert Land introduit le premier film en noir et blanc à développement instantané, dénommé « film Polaroid » du nom de sa société. En 1963, le film couleur « Polacolor 1 » est commercialisé dont la société développera de nouvelles versions au cours des années. Polaroid conserve le monopole du marché jusque dans les années 1980.
Portrait « carte de visite » : photographie de portrait de petit format (6 x 10 cm.), popularisée en 1854 par le photographe parisien André Adolphe Eugène. Il réalisait de quatre à huit prises de vue sur une même plaque qui était tirée sur du papier albuminé. Le tirage était découpé et monté sur carton.
Dans les années 1880, l’industrie photographique introduit les papiers à développement : papiers au gélatino-bromure d’argent qui existent encore de nos jours, et papiers au chlorure d’argent dit papiers Gaslight car ils sont impressionnés à la lumière artificielle de l’éclairage au gaz. L’avantage de ces papiers réside dans leur rapidité de tirage : par opposition au procédé au noircissement direct, le tirage nécessite une brève exposition lumineuse et est obtenu après un développement chimique (bain révélateur).
Procédé à base de gélatine, de pigments et de sels de chrome introduit par Alphonse Louis Poitevin en 1855 et qui produit des images particulièrement stables.
L’apparition des tirages en couleurs chromogènes suit de quelques années la diapositive en couleurs chromogènes. Le premier film négatif en couleurs est introduit par la société Agfa en 1939 puis la firme Kodak en 1942 mais c’est seulement à partir des années 1970 que les tirages couleur commencent à se populariser. Le tirage en couleurs chromogènes est constitué d’un minimum de trois couches superposées respectivement colorées en jaune, magenta, et cyan. Les colorants sont synthétisés au moment du développement que l’on nomme pour cette raison développement chromogène.
Procédé photographique de tirage utilisé entre 1839 et 1850. L’image était obtenue par noircissement direct puis virée et fixée.