Portraits d’intérieurs
une exposition de Jean-Louis Schoellkopf
Exposition
-Théâtre du Nord, Lille
20 sept. 2024 → 4 jan. 2025
Photographe
Né en 1946 à Colmar, Jean-Louis Schoellkopf pratique la photographie dès la fin des années 1960 au Canada. Tandis qu’il travaille comme technicien de laboratoire il réalise ses premières images et débute son expérience de photographe : portraits d’ouvriers dans les usines, vues de Montréal, portraits de musiciens.
En 1974, de retour en France, il s’installe à Saint-Étienne où subsiste alors une importante activité industrielle. Après quelques collaborations avec la presse, il renonce à l’idée du reportage pour privilégier la notion de portrait, qu’il conçoit à l’échelle de la ville.
Jean-Louis Schoellkopf s’intéresse aux mutations de la ville, à la culture ouvrière et au travail dans les mines. Il s’infiltre dans les usines pour photographier les ouvriers. L’image devient matière à échanger afin de susciter un dialogue avec les travailleurs, provoquer une prise de conscience de leurs conditions de travail. Il s’affranchit le plus souvent des règles, ne souhaitant pas se rattacher à un groupe, que celui-ci soit politique ou photographique.
À la fin des années 1970, son poste d’éducateur dans un établissement d’aide à l’insertion de personnes en situation de handicap lui ouvre les portes pour réaliser des portraits au sein de différentes institutions. Ce qui donnera lieu à plusieurs séries, dont celle de Joubert (1986).
En 1986, le FRAC Rhône-Alpes lui achète un ensemble de photographies de cette série et de celle des Mineurs. Il obtient une bourse de cette même institution pour continuer ses travaux à Saint-Etienne.
En 1987 et 1988, l’école d’architecture de Saint-Étienne lui demande de réaliser des vues de façades d’immeubles. Il joue alors sur l’équilibre entre la représentation de l’habitat et de ses occupant(e)s. Dans son œuvre, les portraits d’intérieurs constituent un fil conducteur qui dressent une cartographie des manières de vivre en France et à l’étranger.
À l’issue de l’exposition de ses photographies à la Maison de la Culture de Saint-Étienne en 1991, il collaborera plusieurs années avec le journal Libération.
À partir du début des années 1990, les expositions se succèdent. Il participera notamment en 1997 à la Documenta, exposition quinquennale d’art contemporain à Cassel. Il poursuivra ses séries de portraits de la classe ouvrière tout au long des années 2000.
Jean-Louis Schoellkopf participe ainsi à « documenter » les territoires. Des territoires industriels, en état de désindustrialisation ou au contraire, de réhabilitation. Il s’intéresse aux gens, à leurs activités, à leurs histoires, privilégiant un temps long qui inscrit une relation de confiance avec celles et ceux qui sont photographié(e)s.
Toujours en activité, Jean-Louis Schoellkopf poursuit son travail en photographie numérique.
Exposition
-Théâtre du Nord, Lille
20 sept. 2024 → 4 jan. 2025
Exposition
-Institut pour la photographie, Lille
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Exposition
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1 avr. → 30 juin 2023
Exposition
-Institut pour la photographie, Lille
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