Bérangère Fromont
Biographie
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Le 22 septembre 2026
Retrouvez les audiodescriptions créées dans le cadre de l'exposition hors-les-murs République, un projet mené par l'artiste et photographe Bérangère Fromont, présenté au Théâtre du Nord.
Ces quatre audiodescriptions ont été rédigées et réalisées par les équipes de la Transmission artistique et culturelle de l'Institut pour la photographie, avec le soutien de l'UNADEV - Union Nationale des Aveugles et Déficients Visuels.
Écouter l'audiodescription #1 - République
C’est une photographie en noir et en blanc, en format portrait. Elle est ici présentée à vif, dans un cadre blanc de 90 cm sur 130.
Un jeune homme torse nu, d’une vingtaine d’années, occupe la quasi-totalité de l’image.
La photo le cadre du sommet du crâne au bassin.
Ce jeune homme se tient buste de profil, la tête tournée vers sa droite, c’est-à-dire vers à nous.Ses deux bras, cadrés jusqu’aux poignets, sont pliés et dirigés tous deux vers le côté droit de sa taille. Son coude et une partie de son avant-bras droits sortent du cadre de l’image. Son avant-bras gauche s’appuie quant à lui sur une ceinture en cuir noir dont on ne perçoit qu’un fragment.
De corpulence mince et musclée, il a la peau blanche, et le torse imberbe. Il porte au cou et au poignet gauche une chaîne argentée, ainsi qu’un discret petit anneau au lobe de son oreille droite.
Le jeune homme baisse la tête et le regard vers l’endroit où semblent se rejoindre ses mains, dans le hors-champ inférieur de l’image.
L’inclinaison de sa tête (nous) offre sa chevelure brune mi-longue, et épaisse. Celle-ci cache son œil droit et ne laisse apparaître qu’une partie de son sourcil et de sa paupière gauches. Ses lèvres sont fines et son nez aquilin.
La lumière naturelle et chaude qui émane de la droite de l’image fait briller la partie supérieure droite de cette chevelure.
Cette vive lumière illumine aussi et surtout l’avant de son torse et le dessus de son bras gauche. Leur clarté contraste avec le fond noir opaque qui constitue tout l’arrière-plan de la photographie, et duquel le corps du jeune homme se découpe.
La partie gauche de sa chevelure se fond dans cette obscurité. Son visage, son flanc droit, son bras droit et la partie intérieure de son bras gauche, sont quant à eux plongés dans l’ombre.
La ligne de jonction entre ces zones d’ombre et de lumière sculptent les reliefs de son corps, jusqu’aux menus détails que sont le grain de sa peau et son téton droit.
Cette photographie a été réalisée par Bérangère Fromont, place de la République à Paris.
À travers cette place, la photographe dresse le portrait fragmenté d’une ville secouée entre des mouvements de révolte et des moments de paix et de tranquillité. En photographiant des visages isolés, frappés par le soleil, des corps alanguis flottant dans la lumière, elle remplace l’action par le calme, le silence et l’absence de mouvement.
Le choix du clair-obscur souligne la matérialité des corps. Ces états d’aisance et de candeur sont fixées à l’encre de charbon sur un papier japonais d’une extrême légèreté et résistance, laissant l’empreinte durable d’un instant voué à disparaître.
↘︎ Écriture : Alice Rougeulle
↘︎ Supervision : Alice Rougeulle et Sabine (UNADEV)
↘︎ Mise en voix : Alice Rougeulle
Écouter l'audiodescription #2 - République
C’est une photographie argentique en noir et blanc, au format portrait. Elle est présentée dans un cadre blanc de 40 cm de large sur 57,4 cm de long.
Il s’agit du portrait réalisé en extérieur d’un jeune homme d’une vingtaine d'années, à la peau noire. Il est étendu sur une structure métallique courbe, dont une portion est située sur le bord gauche de l’image.
La lumière vive du soleil illumine l’image par la droite.
Le jeune homme se tient de profil, sa tête est orientée vers la droite. Son bras droit,retenu au niveau de l’aisselle par le bord de la structure métallique, s’échappe du cadre.
Le cadrage est serré sur sa tête, photographiée en légère contre-plongée, et s'arrête au milieu de son torse. Son large t-shirt blanc occupe toute la moitié inférieure de l'image. La lumière crue du soleil dessine un jeu d'ombres entre les plis de son tee-shirt. A gauche de l’image, l’ombre de sa tête se projette sur la structure métallique.
Son visage baigné de lumière occupe la moitié supérieure de l’image et se détache de l’arrière-plan très sombre. Seuls sa tempe droite, la partie droite de son visage et le haut de ses cheveux sont visibles. Il ferme les yeux, et arbore une expression détendue, comme endormi. Ses cheveux courts et crépus sont coupés en dégradé et décolorés sur le dessus. Sa barbe noire et frisée est taillée en bouc.
Les ombres sculptent son visage et en soulignent les traits. Une veine saillante descend de son front vers son oreille, dont les reliefs du cartilage se dessinent nettement. Le grain de la photographie accentue cette opposition entre zones claires et sombres.
Cette photographie a été réalisée par Bérangère Fromont, place de la République à Paris.
À travers cette place, la photographe dresse le portrait fragmenté d’une ville secouée entre des mouvements de révolte et des moments de paix et de tranquillité. En photographiant des visages isolés, frappés par le soleil, des corps alanguis flottant dans la lumière, elle remplace l’action par le calme, le silence et l’absence de mouvement.
Le choix du clair-obscur souligne la matérialité des corps. Ces états d’aisance et de candeur sont fixées à l’encre de charbon sur un papier japonais d’une extrême légèreté et résistance, laissant l’empreinte durable d’un instant voué à disparaître.
↘︎ Écriture : Camélia Sghayare
↘︎ Supervision : Noé Kieffer et Christelle (UNADEV)
↘︎ Mise en voix : Noé Kieffer
Écouter l'audiodescription #3 - République
C’est une photographie argentique en noir et blanc, au format portrait. Elle est ici exposée dans un cadre blanc de 73 par 105 cm.
Au premier plan, une vitre brisée en verre transparent occupe la totalité du cadre de l’image. La netteté de la surface vitrée souligne les nombreux éclats de verre qui la composent. Cette netteté contraste avec l’arrière-plan, qui est flou. Celui-ci laisse deviner un décor de rue urbaine, avec un trottoir et des façades d’immeubles.
Une lumière naturelle, douce et diffuse, éclaire la rue. Elle met en valeur le réseau de lignes créé par les fissures qui recouvrent la vitre. Ces fissures s’étendent à partir du point d’impact, situé dans la moitié inférieure droite de l’image, légèrement décalé du centre. Elles rayonnent dans toutes les directions jusqu’aux bords de la photographie. A mesure qu’elles s’éloignent du centre, celles-ci deviennent plus fines, longues et espacées.
De petites poussières, traces et salissures, ponctuent la surface de la vitre. Ces petites tâches se fondent avec le grain présent sur toute la surface de l'image.
À droite du point d’impact de la vitre, le montant d’une porte ou d’une vitrine trace une ligne verticale qui occupe toute la hauteur de l'image. Ce montant est orné d'un décor en relief, composé d'une succession régulière de formes circulaires et ovales encadrées de motifs sculptés.
À quelques mètres de la vitre brisée, au second plan de l’image, se dresse une structure rectangulaire à l’aspect de porte ou de battant. Un panneau vitré est enchâssé dans cette structure de couleur sombre, positionnée en parallèle de la vitre brisée au premier plan. Ces deux éléments encadrent une devanture.
À l’arrière-plan, la rue rendue floue par la mise au point s’étend en perspective, suivant une diagonale qui part du coin inférieur droit de l’image. Le trottoir, bordé de façades de bâtiments urbains, s’étend jusqu’au bord supérieur gauche de la photographie suivant cette diagonale
En haut à gauche de l’image, des silhouettes d’humains, d’arbres, de panneaux se dessinent au loin, estompées par la mise au point. Quelques points lumineux diffus, probablement des reflets ou des éclairages urbains, apparaissent dans le fond sous forme de tâches circulaires, elles aussi floues.
Cette photographie a été réalisée par Bérangère Fromont, place de la République à Paris.
À travers cette place, la photographe dresse le portrait fragmenté d’une ville secouée entre des mouvements de révolte et des moments de paix et de tranquillité. En photographiant des visages isolés, frappés par le soleil, des corps alanguis flottant dans la lumière, elle remplace l’action par le calme, le silence et l’absence de mouvement.
Le choix du clair-obscur souligne la matérialité des corps. Ces états d’aisance et de candeur sont fixées à l’encre de charbon sur un papier japonais d’une extrême légèreté et résistance, laissant l’empreinte durable d’un instant voué à disparaître.
↘︎ Écriture : Rosalie Bronchard
↘︎ Supervision : Alice Rougeulle, Anaïs (UNADEV) et Sabine (UNADEV)
↘︎ Mise en voix : Alice Rougeulle
Écouter l'audiodescription #4 - République
Cette photographie argentique en noir et blanc est en format portrait. Elle est ici exposée dans un cadre blanc de 73 cm sur 105.
La photographie a été réalisée en extérieur, à la lumière naturelle.
Deux adolescents se tiennent de dos. Ils sont cadrés à la taille, et occupent la quasi-totalité de l’image. Ils portent tous les deux un t-shirt blanc à manches courtes. Ils ont les cheveux épais, courts et bruns.
La netteté est faite sur le jeune homme au premier plan. Ses bras fins pendent le long de son buste. Une légère torsion de son corps crée des plis dans le dos de son t-shirt. Ces plis sont marqués par un jeu d’ombre et de lumière.
Sa tête est légèrement tournée vers la gauche sans pour autant laisser apparaitre son visage.
Devant lui, légèrement décalé sur sa gauche, le second jeune homme fait environ une tête de plus que lui. Ses omoplates se dessinent à travers son t-shirt.
Les deux jeunes hommes ont la peau blanche. Ils sont de corpulence fine.
En arrière-plan, de grands arbres touffus sombres et flous contrastent avec la clarté des vêtements des deux adolescents. Une percée de ciel en haut à gauche ouvre l’image.
La lumière qui émane irradie naturellement toute la partie droite de leurs corps. Cette lumière très dure crée des ombres marquées. L’ombre de la tête du premier jeune homme se projette sur le t-shirt du second adolescent.
Cette photographie a été réalisée par Bérangère Fromont, place de la République à Paris.
À travers cette place, la photographe dresse le portrait fragmenté d’une ville secouée entre des mouvements de révolte et des moments de paix et de tranquillité. En photographiant des visages isolés, frappés par le soleil, des corps alanguis flottant dans la lumière, elle remplace l’action par le calme, le silence et l’absence de mouvement.
Le choix du clair-obscur souligne la matérialité des corps. Ces états d’aisance et de candeur sont fixées à l’encre de charbon sur un papier japonais d’une extrême légèreté et résistance, laissant l’empreinte durable d’un instant voué à disparaître.
↘︎ Écriture : Mathilde Zabiegala
↘︎ Supervision : Mathilde Zabiegala et Anaïs (UNADEV)
↘︎ Mise en voix : Mathilde Zabiegala
Écouter l'audiodescription #5 - République
C’est une photographie en noir et blanc, au format portrait. Elle est ici exposée dans un cadre blanc, dans un format de 75 par 105 cm.
Quatre jeunes femmes au début de la vingtaine sont allongées les unes sur les autres. La photographie est prise en plongée. Le cadrage est très serré. Seules les têtes des jeunes femmes, leurs épaules et quelques fragments de leurs bras apparaissent sur l’image. Leurs visages à la peau claire sont collés les uns aux autres et occupent la majeure partie de l’image excepté le coin supérieur droit qui s’ouvre sur un arrière-plan uni et flou.
Leurs corps se chevauchent et leurs chevelures s’enchevêtrent, créant une composition compacte et intimiste.
Les quatre jeunes femmes ont les yeux fermés et présentent des expressions calmes. Les visages semblent abandonnés au repos dans un bain de soleil.
La lumière est douce, diffuse et éclaire les visages de manière homogène et équilibrée. Les tons clairs de leurs vêtements contrastent avec leurs cheveux foncés qui dessinent des masses sombres structurant l’image.
La texture de la photographie présente un grain caractéristique d'une prise de vue argentique dont le tirage a été agrandi.
En bas à gauche, au premier plan, une première jeune femme est allongée le visage vers le haut, de profil. Sa tête repose sur les genoux de l’une des jeunes femmes. Ses cheveux clairs sont plaqués contre son crâne. Elle porte un débardeur clair à fines rayures.
Au centre, bordant le visage de la première, celui d’une deuxième jeune femme occupe l’essentiel de la composition. Elle est allongée sur le dos, la tête inclinée vers la gauche de l'image. Ses cheveux foncés, séparés par une raie au milieu, encadrent son visage.
En haut de l’image, légèrement en retrait, les visages de deux autres jeunes femmes apparaissent en partie dans le flou. Le visage de l’une d’elles émerge de l’amas formés par les chevelures de ses voisines. La tête abandonnée en arrière, elle fait face au ciel.
En haut à droite, la photographie cadre partiellement le visage de la quatrième jeune fille. Lehaut de son front, l’arête d’un sourcil, la naissance de son nez et l’un de ses yeux bordent le coin du cadre. Ses cheveux foncés tombent sur les épaules de la jeune fille au centre et se mêlent aux chevelures des autres.
Cette photographie a été réalisée par Bérangère Fromont, place de la République à Paris.
À travers cette place, la photographe dresse le portrait fragmenté d’une ville secouée entre des mouvements de révolte et des moments de paix et de tranquillité. En photographiant des visages isolés, frappés par le soleil, des corps alanguis flottant dans la lumière, elle remplace l’action par le calme, le silence et l’absence de mouvement.
Le choix du clair-obscur souligne la matérialité des corps. Ces états d’aisance et de candeur sont fixées à l’encre de charbon sur un papier japonais d’une extrême légèreté et résistance, laissant l’empreinte durable d’un instant voué à disparaître.
↘︎ Écriture : Rosalie Bronchard
↘︎ Supervision : Noé Kieffer
↘︎ Mise en voix : Noé Kieffer