Leila Pereira
Biographie
Chaque semaine, je passe plusieurs heures dans le bus, le métro, le train ou le tramway.
Je partage un véhicule avec des inconnu(e)s. J’ai voulu faire de ce lieu mouvant un espace-temps poétique, un lieu d’observation du quotidien, un terrain de recherche sur le commun et l’[infra]ordinaire tel que l’a défini George Perec. Alors je photographie et j’écris durant mes trajets. Je transporte les images au fond de mes poches, imprimées comme des tickets de métro. Elles deviennent ainsi des objets uniques, marqués par les mouvements du corps et l’usure des jours.
« Les lignes de métro, comme celles de la main, se croisent ; non seulement sur le plan où se déploie et s’ordonne l’entrelacs de leurs parcours multicolores, mais dans la vie et dans la tête de chacun. »