Openfolio #5

Bénédicte Blondeau

Lauréat(e)

Ce qu’il reste & Ondes

Qu’elles soient prises dans un contexte urbain ou dans la nature, mes images s’articulent principalement autour de la notion de perception — elles parlent d’un certain regard porté sur le monde à un moment donné. 

Mon travail peut être considéré comme l’expression de ce regard, en constante évolution, car continuellement façonné par les expériences de la vie. Dans ce sens, l’aspect autobiographique est inhérent à ma démarche. À l'occasion de cet Openfolio, je présenterai deux séries qui ont toutes deux fait l’objet d’expositions et d’une publication de livre photo chez XYZ Books : Ce qu’il reste et Ondes.

Ce qu’il reste traite de la tension entre la maîtrise glaçante des environnements construits par l’homme et l’étrange majesté des formes organiques lentement façonnées par les éléments naturels et l’évolution. Par un mouvement de va-et-vient entre ces deux points de vue, la série invite à un changement de perspective, rappelant que l’environnement façonné et contrôlé par l’être humain est aussi fragile et éphémère - alors que les plantes, animaux et formations minérales semblent figés dans le temps par la caméra, tout aussi solennels et préservés pour l’éternité.

Ondes s'intéresse aux vagues d'énergie qui modulent nos existences tout en dépassant leurs limites, échappant ainsi à notre capacité à les percevoir pleinement. En combinant des images de paysages prises dans d'anciens glaciers, des grottes ou des territoires volcaniques avec des enregistrements visuels réalisés à partir d'échographies de sa propre grossesse et des vues microscopiques de gouttes d'eau de mer, l'artiste explore le lien avec l'endroit d'où nous venons et où nous retournerons, dans une vision où tout est entrelacé et en perpétuelle transformation, que nous soyons capables de le percevoir ou non.

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