Aurélien Hubert
Biographie
Aurélien Hubert
Le Bassin minier est un paysage de contrastes et de métamorphoses. Entre vestiges industriels et nature renaissante, c’est un territoire marqué par la mémoire et le vivant, par l’empreinte humaine et la résilience végétale. Depuis quinze ans, je l’explore photographiquement, cherchant à saisir ses mutations silencieuses
Terre Noire est une cartographie sensible des traces laissées par l’histoire. Les terrils, les friches, les sols marqués par l’extraction du charbon portent en eux une mémoire enfouie. Réalisée avec un appareil rudimentaire, cette série joue avec l’imperfection et l’aléatoire : flous, accidents, superpositions viennent troubler la lisibilité du paysage, comme une métaphore de la disparition progressive de ces vestiges industriels.
En contrepoint, Semper Florens capture la vitalité du végétal qui réinvestit ces espaces. Ici, la précision des images contraste avec l’aspect incertain de Terre Noire, offrant une vision plus nette et frontale d’un paysage en transition. La nature impose son rythme, recouvrant lentement les cicatrices laissées par l’extraction.
Ces deux séries se répondent comme un cycle.
L’une raconte l’empreinte d’un monde industriel révolu, l’autre l’incessante vitalité du vivant. Elles ne documentent pas un territoire figé, mais une matière en mouvement, entre disparition et renaissance.