Bourse 2026

Camille Richert

Représenter et exposer le labeur

Des pratiques photographiques émancipatrices

Le projet de recherche de Camille Richert prend appui sur un corpus réunissant des pratiques qui ont représenté les mondes du travail, parmi lesquelles celles de Mother Art, Fred Lonidier, Allan Sekula, Group Material, Jo Spence, Marianne Wex, Nil Yalter et Nicole Croiset, Carole Roussopoulos, Jean-Louis Schoellkopf, Jean-Luc Moulène et LaToya Ruby Frazier. 

Ces artistes ont œuvré entre les années 1970 et aujourd’hui et ont, pour certains projets, voire pour l’entièreté de leur production, mis sur pied des stratégies d’exposition au plus proche des personnes figurées : chacun(e) a, à sa manière, fait en sorte que les travailleur(-euse)s représenté(e)s en soient les premier(e)s destinataires. Cette recherche porte ainsi sur la façon dont leurs œuvres ont fait retour aux sujets qu’elles représentent. Elle vise à explorer des pratiques d’exposition déployées par des artistes où les sujets et les publics, non seulement se rencontrent, mais se confondent. 

Cette recherche explore les conditions selon lesquelles une œuvre serait démocratique. Est-ce inhérent à l’œuvre elle-même (ses propriétés esthétiques), à ses modalités de production (une axiologie du faire),ou à ses conditions de monstration (l’éthique de l’exposition) ? Comment ces facteurs se conjuguent-ils ? Le projet Représenter et exposer le labeur : des pratiques photographiques émancipatrices s’inscrit dans le champ de l’histoire sociale de l’art. Il souhaite apporter à ce dernier des réflexions renouvelées sur les modalités d’existence visuelle de groupes sociaux minorisés.

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