Les Corps élastiques

une exposition de Lucie Pastureau

13 fév. → 4 juil.

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À travers la photographie, Lucie Pastureau tente de saisir les micro-chamboulements qui parcourent les individus, de figurer ce qui n’est pas visible. Elle pense ce médium comme une rencontre avec l’autre et s’intéresse aux périodes de transition, aux fragilités ordinaires. L’artiste envisage sa pratique comme une recherche, un langage poétique : elle aiguise les mots, manipule les images, les ordonne et les classe, en étudie les potentiels narratifs…  

Après avoir longtemps travaillé sur l’adolescence, puis partant de son expérience de la grossesse, elle initie il y a un an le projet Les Corps élastiques, avec le soutien de l’Institut pour la photographie, autour du corps qui se transforme.

Allant à la rencontre d’autres corps, déployés ou empêchés, aux parcours singuliers, elle compose un récit collectif porté par un élan d’émancipation, de réappropriation et de réconciliation. Les rencontres/portraits qui le jalonnent sont, pour la photographe, le moyen de rendre visible la complexité induite par les injonctions sociales, la normalisation et les stéréotypes.

Au sein de l’exposition, des textes, écrits ou lus par l’artiste (composition sonore de Léonie Young & Olivier Desmulliez), accompagnent les photographies. Ils ouvrent une nouvelle dimension, celle d’un langage poétique dans lequel images, voix et récits intimes s’entremêlent.

« Certaines grandissent, leurs corps s’étirent, on dirait qu’elles veulent en sortir, elles crachent à la gueule de l’enfance et se précipitent dans l’adolescence. Parfois, elles l’affament pour en freiner l’épanchage et la déformation, et accélérer ainsi leur chute. D’autres, dans leurs corps empêtrés et empêchés essayent de composer avec leurs rigidités, de se faire plus légères et d’apprivoiser les douleurs. Et puis il y a ceux qui deviennent celles (et l’inverse), qui depuis toujours ont la peau qui démange de ne pas épouser leur forme intérieure. Et encore ces autres, habitées le temps de plusieurs mois par un être qui leur ressemble. Certaines sont en fusion, véritables poupées gigognes ; pour d’autres, c’est impossible même à imaginer, et leur corps tente de le leur faire oublier. » 

Lucie Pastureau

 


↘︎ Mentions : Les Corps élastiques a reçu le soutien du dispositif PRAC (Projets à Rayonnement Artistique et Culturel) de la Région Hauts-de-France

Lucie Pastureau

En partenariat avec

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