Journées de l'ARIP

avec la participation de Margaux Lavernhe, lauréate de la Bourse de l'Institut

Journée d'étude

Dans le cadre du Bicentenaire de la photographie et des vingt ans de l’ARIP (Association de Recherche sur l'Image Photographique), ce colloque propose d’interroger une histoire qui pourrait, au-delà de la figure de l’Inventeur ou de l’Artiste, être issue d’initiatives et de productions en commun : « Ce que le groupe fait à la photographie : groupements, réseaux, collectifs » 

La pratique photographique, qui naît d'une superposition entre un œil et un appareil, semble en effet se circonscrire à un exercice individuel. Cette vision monoculaire, tributaire du génie du photographe s’est illustrée par exemple chez Henri Cartier-Bresson devenu alors “l'œil du siècle”. 

Au-delà de cette mythification, souvent nécessaire dans la construction de l’histoire de l’art, la photographie doit être aujourd’hui interrogée sous la forme de pratiques relationnelles, façonnée par des dynamiques de collaboration, d’échanges et de circulations d’images, de techniques et de savoirs. L’ambition de ce colloque est donc de réinterroger les structures officielles et informelles qui rendent la photographie possible. 

À partir des réseaux d’acteurs et des dynamiques collectives, entre communautés constituées ou d’affinités, groupes familiaux ou maritaux, collaborations éphémères ou relations hiérarchiques, il s’agit d’examiner dans une approche interactionniste les modes d’associations qui sous-tendent la production, la circulation et la réception des images. 

En explorant les formes multiples du groupe, il s’agit d’enrichir l’histoire de la photographie en rendant compte des interdépendances, des médiations et des circulations qui en façonnent les usages et les significations. 

07.11 de 14H à 15H30 : Visibiliser le groupe: la photographie au cœur des politiques de représentation

Modération : Christian Joschke (Université Paris 1 Panthéon Sorbonne) 

Avec :

  • Margaux Laverhne (EHESS / Institut pour la photographie/ DFK Paris - Centre allemand d'histoire de l'art) pour sont travail Faire foyer, faire corps : Portraits collectifs d’Africain·e·s dans l’Angleterre des années 1960
  • Angèle Ferrere (Curatrice et chercheuse indépendante) et Véra Léon (CY Cergy Paris Université / Fondation Alexander von Humboldt ) pour le travail Effacer les individus pour rendre visible le groupe ? Photographie et formes du collectif dans la revue féministe Des femmes en mouvements (1978-1982).

En partenariat avec

Ministère de la Culture - Bicentenaire de la photographie - 2026-2027 1826-1827